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Fadhel Abdelkefi revient sur la scène politique

La hausse des prix est le résultat des politiques adoptées par les gouvernements de l’après  14 janvier 2011. Telle est l’analyse de l’économiste, l’ancien ministre des Finances par intérim et l’ancien ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale Fadhel Abdelkefi. Invité dans le cadre de l’émission Avis contre avis , sur Al Wataniya 1  Fadhel Abdelkefi a expliqué que la hausse des prix est le résultat des mesures adoptées par les gouvernements de l’après 14 janvier au niveau des finances publiques. Il a rappelé que le budget de l’Etat en 2010/2011 était de l’ordre de 18,6 milliards de dinars. En 2019, le budget a atteint 41 milliards de dinars.  L’ancien ministre a fait savoir que les moteurs principaux  de la croissance à l’instar de l’exportation, les phosphates et les services sont quasiment paralysés. Cette situation, continue le ministre, a créé un déficit au niveau du budget de l’Etat étant donné le manque de ressources financières notamment celles des entreprises publiques qui, jadis, était bénéficiaires et finançaient  la trésorerie de l’Etat.Fadhel Abdelkafi élucide la situation des finances publiquesL’ancien ministre  a indiqué que les gouvernements successifs se sont trouvés dans un cercle vicieux. A chaque fois, que le budget est déficitaire, l’Etat recours à l’endettement. De ce fait, l’endettement est passé  de 25 milliards de dinars en 2011 à 80 milliards de dinars en 2019 d’après les estimations de Fadhel Abdelkefi.  L’endettement représente à peu près 72% du PIB tunisien.  L’ancien ministre a rappelé que les augmentations salariales ont contribué à l’alimentation de l’inflation. «  La Banque centrale de Tunisie essaie de briser cette spirale à travers  la révision à la hausse du Taux d’intérêt  directeur » dit-il.  Cependant, il a fait remarquer que cette mesure pourrait impacter négativement  l’investissement.L’ancien ministre a rappelé que tous les gouvernements depuis la révolution ont subi la pression des revendications sociales. Le ministre des finances après la révolution a trouvé une situation des finances publiques excellente. L’inflation était maîtrisée, le  déficit budgétaire de moins de 1%, 3,5 milliards de dinars à la Banque centrale de Tunisie provenant de la privatisation de Tunisie Telecom et la  situation de la balance des paiements était, aussi, maîtrisée. A l’époque la masse salariale était de l’ordre de 6,7 milliards de dinars mais actuellement elle a atteint environ 17 milliards de dinars. L’économiste  a indiqué que même si la masse salariale par rapport au PIB est la plus grande au monde, les hauts cadres de la fonction publique ne sont pas bien pa ...Read more

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