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Louxor, riche par ses temples, son Karnak, sa vallée des rois…

Les travaux de fouilles et de restauration continuent de plus belle, le site est classé patrimoine de l’Unesco depuis 1979 (Ph. JM) A 687 km du Caire, Louxor, anciennement Thèbes, cité fondée 2000 ans avant notre ère, est une fantastique immersion dans l’archéologie de l’Egypte pharaonique. Le Karnak, grand de 2 km², est le plus important centre religieux de toute l’antiquité. La ville est connue par 2 autres monuments: la vallée des rois et les colosses de Memnon.Si  vous visitez le pays des Pharaons, surtout n’oubliez pas Louxor, sinon votre voyage aura un goût d’inachevé. Al-qusur (palais) en arabe, anciennement Thèbes, est la ville la plus visitée d’Egypte avec 4 millions de touristes chaque année.Il s’agit d’une fantastique immersion dans les monuments et l’archéologie d’une cité fondée par les Pharaons 2000 ans avant notre ère: la vallée des rois, le temple de Karnak, le temple d’Hatchepsout, les colosses de Memnon en sont les plus illustres. Le musée de la ville, ouvert en 1975 du temps d’Anwar El-Sadate, où sont rassemblées les principales découvertes faites par les archéologues dans le sous-sol du temple de Louxor, vaut le détour.Pour se rendre à Louxor, une croisière sur le Nil pour visiter aussi Assouan (à 300 km de Louxor) est la formule la plus choisie (en voyage organisé) par les touristes d’Europe et même du Maroc.Les rivages du bassin le lac sacré ont été en grande partie reconstruits par l’égyptologue Henri Chevrier  (Ph. JM) Toutefois, ce n’est pas la seule. Après la fin de sa visite au Caire, le voyageur peut se rendre à l’ancienne cité des Pharaons par avion, chemins de fer, par bus ou par taxi. Nous avons choisi le bus, c’est le moins cher, bien que le voyage dure toute une nuit car, entre le Caire et Louxor, c’est 687 km.Louxor est divisée par le Nil en deux parties, la rive-est et la rive occidentale, les habitants y vivant tirent le principal de leurs revenus de la manne du tourisme. Nombre de Cairotes, chauffeurs de taxis, guides et autres hôteliers sont des diplômés universitaires et des intellectuels qui ont dû quitter les embouteillages de la capitale pour Louxor où la vie est moins frénétique.C’est le cas de Rostoum, ce quinquagénaire diplômé d’une école de commerce cairote, chauffeur de taxi depuis 32 ans, faisant partie de ces 12 millions de chrétiens coptes (15% de la population de l’Egypte est copte) vivant encore en Egypte malgré les attentats les ayant ciblés. Le plus grand centre religieux de toute l’Antiquité Autre grand monument de Louxor, la vallée des rois, au djebel Gouda, sur la rive occidentale du Nil, où les pharaons avaient creusé leurs tombes  (Ph. JM) Rostoum est un homme lucide: la religion, analyse-t-il, «est une affaire personnelle. Chrétiens, musulmans et juifs ont toujours vécu en symbiose sur cette terre, pourquoi les contraindre à se détester? Seuls quelques esprits fanatiques veulent les séparer, ils n’y arriveront jamais». «Je vous recommande de commencer par le temple de Karnak, c’est lui qui va vous prendre plusieurs heures», conseille-t-il. Il faudra en effet au moins 4 heures pour faire le tour de ses monuments, avec ses 2 km² c’est le plus important centre religieux de l’Égypte antique et le plus grand de toute l’Antiquité. Plusieurs rois, dont Ramsès II et son fils Mineptah, y ont vécu, et la construction de ce village s’est étalée sur plus de 2000 ans, chaque pharaon demandait sa transformation, son agrandissement ou sa destruction selon l’humeur de chacun.Des guides devant la porte de l’édifice proposent leurs services. Dès l’entrée du complexe et après avoir longé l’allée des béliers (des statues de sphinx portant la tête de bélier alignées des deux côtés de l’allée), on remarque une paire d’obélisques de granit longs de 26 mètres tutoyant le ciel, un troisième existait à la même place, long de 23 mètres, avant qu’il ne fût offert en cadeau par Méhémet Ali à l’État français en 1830, il se dresse, depuis, à Paris, place de la Concorde. Site classé patrimoine de l’Unesco On ne reste pas indifférent quand on sort du Karnak, cette Egypte pharaonique continue de fasciner le visiteur par sa grandeur et sa puissance   (Ph. JM) Dans l’ancienne Egypte, l’utilisation de ce monument dans l’art funéraire était fréquente, sa hauteur représente l’âme qui s’élève vers le ciel, mais la forme de l’ouvrage renvoie aussi à la fertilité. Le Karnak est un labyrinthe d’enceintes, de cours intérieures et de salles, ornées de statuts, de pylônes, de gigantesques piliers, de murs sculptés…, le tout témoignant d’une architecture extrêmement riche. Et encore, l’on ne peut visiter qu’une partie: l’enceinte d’Amon-Rê, dédiée au dieu Amon, la plus étendue des enceintes du Karnak, la seule non interdite aux visites.On le voit encore, les travaux de fouilles et de restauration continuent de plus belle, le site est classé patrimoine de l’Unesco depuis 1979, et les égyptologues n’ont de cesse de puiser encore de ses richesses. Le Karnak, c’est aussi le lac sacré. C’est un bassin d’eau d’environ 130 mètres, ceinturé de berges appareillées en grès, que les touristes prennent en photo.Les rivages du bassin, rappelle une notice affichée près de la piscine, ont été en grande partie reconstruits par l’égyptologue Henri Chevrier (1940 et 1945) vers 1933. On ne reste pas indifférent quand on sort du Karnak, comme pour les Pyramides de Gizeh, cette Egypte pharaonique continue de fasciner le visiteur par sa grandeur et sa puissance. La célèbre vallée des rois Autre grand monument de Louxor à ne pas manquer: la célèbre vallée ...Read more

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