TN NEWS

Open data: Le Maroc complètement largué!

Sur les principales composantes de l'e-gov, le niveau du Maroc régresse: 78e rang dans l'indice de services en ligne, 104e dans l'infrastructure IT ou encore 148e dans le capital humain«Le Maroc est en régression en matière d'open data», déduit un récent rapport de la Cour des comptes. Pourtant en 2011, il a été le premier pays africain à se doter d'une plateforme Open Data. En effet, malgré l'élan de départ, le Maroc a perdu du terrain et n'a pas suffisamment capitalisé sur ce chantier de l'ouverture des données.Pour preuve, il a reculé dans le classement mondial (Baromètre Open Data).  Il s'agit d'une «régression significative sur l'indice Open Data Barometer, passant du 40e rang (en 2013) au 79e (en 2016)». A l'origine de cette perte de vitesse, la conjugaison de plusieurs facteurs.D'abord, l'absence d'une stratégie dédiée à l'ouverture des données. Ensuite, toute politique d'ouverture doit être tributaire et cohérente avec le cadre légal, en particulier la législation sur le droit d'accès à l'information ou encore celle sur la protection des données personnelles. Or, le Maroc n'a adopté la loi sur la protection des données personnelles qu'en 2009.Et il a fallu attendre 2018 pour l'adoption de la loi 31-13 sur le droit d'accès à l'information. Le constat aujourd'hui fait que le secteur public dispose d'informations de grande valeur dont l'essentiel n'est pas utilisé ou l'est de façon limitée. Or, l'accès à ce type de données est d'une extrême importance puisqu'il permet au usagers, citoyens, chercheurs, entreprises et à l'administration elle-même... de traiter ce flux d'informations et de créer de nouveaux produits et services innovants. Projet Gateway Selon la Cour des comptes, l'ouverture des données n'est pas un concept exclusif au gouvernement central, elle concerne aussi les collectivités territoriales (données pour usagers). «Or au Maroc, il n'existe toujours pas d'initiatives d'ouverture de données à ce niveau». Globalement, le rapport relève un «faible degré d'ouverture des données publiques».Or, pour qu'une telle initiative soit efficiente et ait un impact significatif, il va falloir mettre l'accent sur des «données qui répondent à la demande des citoyens, celles susceptibles de favoriser la transparence, la reddition des comptes...» Autre bémol, la majorité des données publiques en ligne sont publiées dans des formats qui ne favorisent par leur réutilisation. Elles sont souvent publiées dans des formats inexploitables par la machine, ou encore qui ne permettent pas le téléchargement...Sur un tout autre registre, la Cour des comptes est très critique sur le «faible avancement des projets e-gov» ou encore la non-réalisation de certains projets structurants tels que l'identifiant unique des citoyens et l'identifiant unique des entreprises (projet Gateway). Ce qui est anachronique, puisque le contexte actuel est caractérisé par une forte demande des services en ligne voire une accélération dans l'accès des citoyens à Internet.Selon l'ANRT, «l'accès des ménages à Internet est passé de 25 à 70% entre 2010 et 2017». Sur cette même période, des avancées notables ont été réalisées (en matière de services en ligne) dans certains domaines, tels que les Impôts, la Douane, le Commerce extérieur ou encore la Conservation foncière.Les magistrats de la Cour des comptes rappellent que le Maroc a atteint son meilleur niveau dans le classement des Nations unies sur les services en ligne en 2014. Sur un total de 193 pays, il est passé du 115e rang en 2008 au 30e rang en 2014. Sur l'indice e-gov, le Maroc est passé du 140e rang en 2008 au 82e rang en 2014. Sauf que cette évolution positive ne s'est pas inscrite dans la durée.Pour preuve, le Maroc a fortement régressé  dans l'indice des services en ligne (78e) ainsi que dans l'indice de l'e-gouvernement (110e) en 2018. Quant aux autres composantes de l'e-gov (le capital humain et l'infrastructure IT), le niveau du Maroc est resté dans des niveaux bas du classement mondial: 104e dans l'infrastructure IT et 148e dans le capital humain. «Ceci constitue une entrave à une utilisation des services en ligne développés par les secteurs publics», déduit le rapport.Bien que le Maroc ait ...Read more

Stratégie Capital Douane Politique Objectif Absence Valeur Ordre Fonction Publique Coeur Protection Projet Voiture Durée Cohérence Cadre Portail Economie Matière Bass Gouvernement Infrastructure Secteur Public Site web Communication Organisation Registre Internet Service Ouverture Agence Commerce Extérieur Création Rapport Transparence Vitesse Evolution Programme Administration Gouvernance Loi été Pays Relation Départ Line Droit Accès à l'Information Statistiques Perte pour rien Faible Retard Souci Limité Critique Extrême Journée Aujourd Hui Avril Positif Le meilleur Bon Maroc Ministère De L'Industrie Commission européenne

Articles similaires