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Entre pirates, collision ou missiles, les tankers évoluent en eaux troubles

Publié le 14.06.2019 à 02h50 par AFP Les navires-citernes, ou tankers, comme ceux attaqués jeudi en mer d’Oman, naviguent sur des mers agitées entre risques de piraterie, de collision et, désormais, d’éventuelles attaques géopolitiques.Quelque 60 millions de barils de produits pétroliers voguent chaque jour par bateau, selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA). Et environ un tiers d’entre eux passe par le détroit d’Ormuz, le principal point de trafic de pétrole au monde qui relie le Golfe persique à la mer d’Oman, là où ont eu lieu les attaques mercredi. La plupart des exportations de brut de l’Arabie saoudite, de l’Iran, des Emirats arabes unis, du Koweit ou de l’Irak y transitent. C’est aussi la principale voie pour le gaz naturel liquéfié exporté par le Qatar. Les autres grands passages stratégiques sont le détroit de Malacca, entre Singapour et l’Indonésie, suivi du Canal de Suez, en Egypte, et du détroit de Bab el-Mandab, reliant la mer Rouge au golfe d’Aden.Ces corridors rendent les navires « vulnérables aux vols des pirates, aux attaques terroristes, aux troubles politiques (…) et aux incidents maritimes pouvant conduire à des marées noires désastreuses », remarque l’EIA dans son rapport de 2017. – Gardes armés –Pour Alexander Booth, du cabinet Kpler, les navires sont surtout habitués aux attaques de pirates qui se sont beaucoup développées dans certaines zones comme le détroit de Malacca ou le Golfe d’Aden, aux larges des côtes de la Somalie.« Ils font souvent savoir qu’ils ont des gardes armés à bord quand ils passent dans certaines zones », remarque le spécialiste. Les attaques comme celles de jeudi sont, à ses yeux, « atypiques, très rares ».Pourtant, elles interviennent tout juste un mois après des « actes de sabotage » contre quatre navires – deux saoudiens, un norvégien et un émirati – au port de Fujairah, au large des Emirats arabes unis. Et « après des mois d’escalade de tensions au sujet du programme nucléaire iranien, de la guerre au Yémen, et de la course aux armes dans la région », rappelle Anthony Cordesman, spécialiste au Centre des études stratégiques et internationales. Selon lui, il plane désormais la « menace d’une guerre hyb ...Read more

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