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Pourquoi le Maroc est un acteur majeur de la sécurité en Afrique

Le continent africain est aujourd’hui soumis à des tensions et des crises qui en font, à travers les situations complexes et diversifiées des Afriques: Afrique du Nord, Afrique de l’Ouest, Corne de l’Afrique et Cône austral, Afrique des grands lacs et Bande sahélo-saharienne,  un des espaces les plus conflictualisés du globe.Les conflits actuels sont polymorphes: inter-étatiques, intra-étatiques et trans-étatiques; ils regroupent parfois deux, voire trois de ces caractéristiques et il est à noter qu’ils présentent deux dynamiques essentielles et communes, celle tout d’abord concernant les populations plus que jamais tout à la fois acteur et enjeux des conflits (en Afrique plus de 30% de la population est en contact direct avec la violence armée), l’influence et le rôle actif ensuite  de puissances étrangères,  dans le cadre du renouvellement des rapports de force d’un système mondialisé de plus en plus multipolaire, concurrentiel et interdépendant.Face à ce catalogue «à la Prévert» de tensions et de crises, force est de constater les défaillances de la communauté internationale et plus particulièrement de l’ONU.En effet, il semble que dans l’incapacité de régler les conflits en Afrique, le bras armé de l’Organisation des Nations unies: Le Département des opérations de maintien de la paix (DOMP) se contente de les «stabiliser» tout en s’efforçant d’assurer la sécurité des populations face en particulier aux «groupes armés». Ce double mandat plus contraint que déterminé et objectivé  ne répond ni aux spécificités des crises, ni à la nécessité de créer les conditions de la paix et de son respect. 95.000 Casques bleus sont ainsi impuissants à ramener la paix en fonction de mandats modélisés (Minusca; Monusco; Minusma) inadaptés aux conditions spécifiques, des acteurs et des dynamiques politiques, économiques, sociales toutes différentes.Aujourd’hui, l’ONU entretient 15 missions pour la paix avec un budget de 7,8 milliards de dollars et il s’agirait pour mettre un terme à ce «tonneau des Danaïdes» de définir très précisément et pour chaque théâtre d’engagement une véritable stratégie de résolution des conflits et non se contenter de  leur fausse et précaire  neutralisation.Or, depuis  2017, les USA, premier contributeur financier de l’ONU, ont réduit de 1,3 milliard de dollars leur participation.La première puissance mondiale a cependant et depuis un peu plus de dix ans engagé une stratégie spécifique en Afrique, dont l’ampleur et la montée en puissance relèvent des enjeux de rapports de force internationaux (tentatives d’intrusion de la Chine et autres puissances émergentes dans les économies du continent) et de sa guerre globale contre le terrorisme. Des programmes d’accords régionaux viennent renforcer ces accords bilatéraux. Les USA ont ainsi menés, ces dernières années, des centaines d’exercices opérationnels avec des forces africaines et sont en 2019 les premiers formateurs des forces armées des Etats du continent.La stratégie US relève de la notion de «Light foot print» ou empreinte légère qui a pour but de ne pas trop dévoiler sa présence et de ne pas apparaitre comme un acteur belligérant dans les crises du continent. Les Etats qui reçoivent une importante aide financière US pour le développement, en particulier dans le cadre de programmes de soutien alimentaire et de santé publique, soit plus d’un demi-milliard de dollars annuel (Nigéria-Ethiopie-Kenya-Afrique du Sud) constituent des points d’appui de la politique de déploiement US et d’«endiguement» face aux tentatives d’influence, de pénétration des marchés et d’exploitation des ressources naturelles africaines par les nouvelles puissances émergentes (essentiellement la Chine qui, pour sa part, déploie elle aussi de nombreux conseillers en Afrique en fonction d’accords bilatéraux économiques et de vente d’armement à très bas prix).Cependant, il est légitime de s’interroger sur les résultats de cette stratégie globale US dans sa nouvelle approche du continent africain. Tout d’abord parce que les programmes de formation US près de forces armées d’Etats parfois peu ou pas stabilisés par un processus démocratique et de paix civile et la livraison d’armes aux «ennemis des ennemis» dans le cadre de la «Light foot print» pour faire mener des «combats en Afrique par les Africains», présentent d’une part le danger de privilégier les nécessités de l’urgence et ...Read more

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