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Dr Mohamed Salah Ben Ammar : Ne pas aggraver le désenchantement

Le citoyen tunisien observe depuis plusieurs années avec un certain désenchantement la vie politique du pays. Les échecs politiques, sociaux et économiques de ce gouvernement ont ouvert les portes de l’enfer, l’exaspération des citoyens est à son comble. Qui peut encore le nier ?La lutte contre la corruption ? Une belle initiative, peut-être la seule action qui pouvait fédérer la majorité des courants politiques, mais elle a été dévoyée, instrumentalisée. Elle a fait pschitt. Les accusations de corruption d’hommes et de femmes politiques ne sont jamais allées jusqu’au bout. Et quel crédit accorder à cette action alors que des accusations sérieuses n’ont eu aucune suite et d’autres, des ragots sans fondement ont eu un impact médiatique certainement téléguidé énorme ? Sur un autre plan, la voix du peuple, ses représentants, l’ARP s’est transformée en cours des miracles, elle a à de multiples occasion donné d’elle une piètre image. Dans ce climat délétère, la cour constitutionnelle n’a jamais vu le jour et c’est extrêmement grave. Le choix de ses membres fait l’objet de marchandages indignes du rôle de la plus haute instance du pays. N’était-ce pas la priorité des priorités ? Nos représentants que certains qualifient de touristes tant ils ont changé de parti ces quatre années, se sont discrédités. Leurs disputes, leur absentéisme à l’ARP sont scandaleux. La vie des partis dépend souvent des ambitions d’une personne. Le financement de beaucoup de partis politiques et c’est un secret de polichinelle provient de l’étranger. Les comptes de campagne ne sont jamais publiés. Les rapports de la cour des comptes sont restés lettre morte.Nul n’est dupe ! Comment un parti qui n’avait encore aucune existence légale, peut-il tenir des meetings à 200 000 dinars tous les 15 jours, distribuer des billets de 20 dinars à des participants qui ne sont venus que pour cela et qui n’ont même pas eu l’élégance d’écouter le discours de leur leader charismatique ? Comment cet embryon de parti a-t-il pu louer des locaux dans tous les gouvernorats, imprimer des affiches, payer des boites de communication, tenir des réunions dans les hôtels les plus huppés du pays et payer les déplacements de ses sympathisants ? La liste est longue et rien que son évocation est pénible.Comment convaincre le commun des mortels dans ces conditions de la sincérité de la volonté de moralisation de la vie politique ?Pourtant ces quatre dernières années une petite lumière s’est allumée à travers le rapport du COLIBE, malheureusement elle a été rapidement étouffée par le pléthorique et défunt gouvernement dit d’union nationale (GUN). Trop occupés qu’étaient ses membres à fuir leurs partis et à créer un nouveau parti politique. Ils ont jugé qu’il était plus important pour le pays d’ajouter un nième parti plutôt que d’ouvrir un débat de société sur des questions aussi importantes que les libertés. De toute évidence progressisme, modernisme, justice ne sont pour eux que des slogans.Comment peut-on encore leur accorder le moindre crédit ?Nos politiciens en herbe dont personnes ne connait ni les opinions ni les orientations politiques, toute une génération spontanée venue de tous bords un 14 janvier 2011 s’accroche au pouvoir. Une grande partie d’entre eux n’a aucune légitimité, elle n’a jamais été élue. Tous doivent à leur carrière à leur proximité avec l’un des deux ou parfois aux deux cheikhs. Aujourd’hui ils ont trahi le plus âgés des deux, et attendent le moment propice pour trahir l’autre. Comment leur faire confiance ? Plus inquiétant l’approche des élections a généré chez eux des conduites à risque pour le pays. Ils étaient sûrs de gagner avec l’appareil de l’Etat entre les mains. Mais bien gérer un Etat ne s’improvise pas. Face aux échecs les promesses sont la solution tout trouvée. Quotidiennement le gouvernement (Une équipe de campagne électorale) tient des réunions et promet monts et merveilles, des dizaines de millions de dinars, des autoroutes, des lignes de chemin de fer, des bateaux, ...Read more

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