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L’illettrisme en entreprise, une réalité méconnue

« L’ illettrisme est un sujet pays, de notre côté nous avons décidé de faire de la lutte contre l’illettrisme en entreprise la colonne vertébrale de notre engagement » . Dans les locaux du Fonds interprofessionnel d’assurance formation (Fiaf), Stéphanie Cano, chef de projet, présente l’étude commandée par le Fiaf au cabinet Improve consulting. 74 entreprises et 6 703 salariés ont été interrogés, en février et mars.> Être en situation d’illettrisme n’est pas une fatalité. Un questionnaire en ligne, diffusé par le Medef et la CPME, a églalement récolté 85 réponses. A l’origine de cette étude, un chiffre, tiré de l’enquête Vie Quotidienne, réalisée en 2003 par l’Isee, en partenariat avec l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (Anlci) : en Nouvelle-Calédonie, 1 salarié sur 5 est en situation d’illettrisme.Stéphanie Caro, chef de projet. L’enquête du Fiaf, centrée sur le monde de l’entreprise, souligne un manque de connaissance sur le sujet. « Le terme d’illettrisme reste flou , explique Stéphanie Caro, les gens le confondent avec alphabétisme ou français langue étrangère » . Selon la définition donnée par l’Anlci, les personnes en situation d’illettrisme sont « des personnes de plus de 16 ans qui, bien qu’ayant été scolarisées en Métropole et outre-mer, ne parviennent pas à lire et à comprendre un texte portant sur des situations simples de la vie courante, et/ou ne parviennent pas à écrire pour transmettre des informations simples ». Il existe quatre niveaux d’illettrisme et presque aucunes formations disponibles pour des remises à niveau.Une charte et des vidéos pour les entreprisesSelon l’enquête du Fiaf, aucune entreprise n’a proposé, ces quatre dernières années, de formation spécifique pour la maîtrise des compétences de base et 95 % d’entre elles ne réalisent aucune action de repérage. Le Fiaf a dépensé 30 millions de francs pour son plan global de lutte contre l’illettrisme. « Maintenant que le diagnostic est posé, il est temps de fédérer et de diffuser les outils développés. » Premier objectif pour le fonds interprofessionnel, qui accompagne chaque année près de 1 000 dossiers de demandes de financement d’entreprises du privé pour des formations pour leurs salariés : sensibiliser des formateurs aux outils de travail sur l’illettrisme. Une formation de 60 heures, auprès de 12 formateurs de toute la Calédonie est en cours avec Improve consulting. « Le maître mot est la bienveillance , poursuit Stéphanie Caro, ainsi que la discrétion. Il y a aussi un vocabulaire adapté à apprendre pour ensuite accompagner une personne repérée comme en situation d’illettrisme au sein d’une entreprise » . Pour continuer son travail de sensibilisation, le Fiaf travaille aussi sur des vidéos de sensibilisation pour diffusion dans les entreprises. « C’est une première car cet outil sera adapté à la réalité calédonienne, ce qui n’est pas le cas des kits existants à l’heure actuelle » .Un besoin de formationsAutre chantier pour le Fiaf, rejoint dans ce combat par d’autres associations engagées dans la lutte contre l’illettrisme : obtenir la mise en place, en Nouvelle-Calédonie, de formations spécifiques. « Le livre V du code du travail sur la formation professionnelle a été modifié en 2017, les actions contre l’illettrisme sont désormais éligibles mais il n’existe pas encore d’offres » , détaille Stéphanie Caro.Vendredi, une conférence participative a été organisée à destination des institutions. Une charte leur a été présentée et soumise à signature. Douze points pour faire de l’illettrisme une priorité, en entreprise comme à l’extérieur. Une charte qui sera en ligne sous peu sur la plateforme collaborative fiaflab.nc, avec les autres outils développés par le Fiaf. « Le but recherché est simple, conclut Stéphanie Caro, il faut parler au maximum de l’illettrisme, pour que tout le monde comprenne bien ce que c’est et pour faire savoir que ce n’est pas un état mais bien une situation et qu’on peut agir car l’illettrisme n’est pas une fatalité ». A la Croix-Rouge, des cours de français pour tousPar Sarah Maquet   Odile Requillart utilise, avec Marie-Renée, la méthode phonétique et gestuelle Borel-Maisonny.  Le rituel commence dès l’entrée de la salle. Marie-Renée, 48 ans, attrape ses lunettes, son cahier et s’assoit, tout sourire, prête à écrire. « On continue à travailler sur le son "en" aujourd’hui » , annonce Odile Requillart, l’une des dix bénévoles de la Croix-Rouge à dispenser des cours individuels à une vingtaine d’adultes en situation d’illettrisme. « Quand vous êtes maman et que ce sont vos enfants qui vous aident à lire ou à écrire, ça vous donne soif d’apprendre » , explique Marie-Renée. Celle qui est allée jusqu’en troisième et qui parle les langues kanak xârâcùù, nââ kwény ...Read more

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